Le Mini 747 : le monocoque qui vole !

Le 28 février dernier, Bertrand Castelnérac a donné un interview au magazine Course au Large, interview paru dans la version papier, puis sur le web dans une version précisée et augmentée. Extraits.

« Ces dernières semaines, le Mini 747 mis au point par SEAir a fait ses premiers vols. Pour cette start-up lorientaise, c’est une première mondiale : un monocoque de course au large a réussi à voler de façon stable et équilibrée grâce au concept du foil. Explications du projet avec Bertrand Castelnérac de SEAir.

Le Mini 747 est donc le premier bateau de course au large qui vole ?

Oui, ça peut surprendre, mais selon nous il n’y a pas eu de précédents. Le Mini d’Arkéma fait aujourd’hui comme les 60 pieds Open: il fait du planning au-dessus de l’eau pendant plusieurs secondes, mais ce n’est pas un bateau initialement conçu pour sortir complètement en allure normale de navigation. Le foil Arkéma est sur une forme de type Imoca dont l’effet principal ressenti est du redressement. Même si la portance est verticale, celle-ci est trop juste pour lever tout le bateau. À haute vitesse, ne pouvant plus l’utiliser pleinement, il faut donc le relever comme avec des dérives classiques. Lors de ses premières navigations, il n’a donc pas volé. Cela n’en reste pas moins un bateau très innovant avec ses foils, sa voile rigide et ses nouveaux matériaux par exemple.

Parlons du 747…

Nous sommes partis de la plateforme dessinée par David Raison. Nous avons alors fait toutes les études jusqu’à la réalisation, avec des prestataires-clés comme le chantier AMCO. SEAir a acquis le Mini 747 dans la seule intention de le faire voler – son nom était déjà un bon signe !

Mais dans les premiers temps, la question s’est posée de savoir si le vol était-il finalement un objectif raisonnable ?! Nous n’étions pas sûrs que ce soit possible d’aller réellement plus vite sur la longueur, mais nous avons aujourd’hui notre réponse : le Mini 747 vole et va plus vite ! Ça ne dégrade pas la performance, bien au contraire. La question est désormais maintenant : est-ce que c’est maniable au large par un skipper en solitaire ? Nous n’avons aucun doute que c’est l’avenir vers lequel tous les bateaux de course au large vont tendre. »

La suite sur le site de Course au Large

12 mars 2017